jean-claude leroy
l’existence nous attarde je croyais qu’on attendait de moi je me suis tué à tuer cette attente derrière le masque de l’expression j’ai commencé à vivre sans preuve j’ai délaissé mon nom et mon moi la vie avance sans vieillir jamais...
jean-claude leroy
tiens 5
angoisse de vivre mer immense ton noyé réclame une bouée d'éther donne-lui la clef du dernier songe vers midi perdu son corps soulève le nadir lointain parfait nuage que le ciel étreint l'être voyage croisant la gorge de l'assoiffé...
julien bosc
poesie
tiens 12
« Difficile à reconnaître, mais c’était ici. Ici, on brûlait les gens.Beaucoup de gens ont été brûlés ici. Oui, c’est le lieu.Personne n’en repartait jamais. Les camions à gaz arrivaient là... Il y avait deux immenses fours... et ensuite,...
theo lesoualc h
tiens 11
l e moment où presque la nuit finit lieu inédit où spasment encore quelques stances du rêve aujourd’hui joie fatras tracas choses de la vie aujourd’hui tout langé de son infini soluble à la lumière fardé en grand habit miracle aujourd’hui...
julien bosc
poesie
tiens 11
Je me souviens d’un temps très ancien. Mon corps était capable de forces étonnantes – et moi avec lui. À certaines heures de la nuit, surtout, surtout l’hiver ; lorsque même au loin la mer était silencieuse, quelle que soit la puissance...
julien bosc
tiens 9
À ce moment-là — probablement était-il de la nuit, de la nuit, nuit creuse, opaque, repliée sur un reste de nuit n’étant qu’une seule — il aurait pu commencer à parler ; non qu’il ait eu davantage à dire que d’ordinaire ou quoi que...
alice massenat
tiens 10
Quant à offusquer ces trombes de lie le mors à l’outrage le bris d’escarmouche, la rage aux brimades si peuchère que l’ore la vulve en son doigt il sertissait la tombe le rire des aubades Un de ces regards où le mot n’implante la veine...