jean-claude leroy
la balance des mots ne peut rien je ne peux rien sans elle d’où es-tu ? d’un passage qui m’a surpris un jour je n’en reviens pas d’être écorché je tais des mots que tu entends qui d’autre se prononce ? (qui ose embrasser l’univers...
guy cabanel
Sourire noir Je ne sais quelle est la couleur de mon sourire. L’histoire du sourire n’est-elle pas aussi celle des lèvres ? L’introspection n’est pas mon lot mais je vais devoir me pencher sur mon passé pour tenter au moins d’approcher...
julien bosc
Faute de mieux, à bout de souffle et de cette tension de la langue et des muscles qui paraît par instants proche d’une suffocante manière de folie — celle, toute relative, d’une effarante viduité —, écrire. Écrire quand le ciel est...
jean-claude leroy
« Laval la vie »la belle réclameon en veut encoredes comme ça quià coller sous la dentc’est ça de pris« Laval les veaux »ça fait plus malgratuit aussi« Laval toute crue »ma préférée, ma biologique…la courbe du pont, la rivièrevélo...
jean-claude leroy
cesse de patauger, nage à pic ! * ne plus dire : une fois pour toutes * ne cède qu'à l'intime, en souverain * il y a toujours une femme pour dire à l'homme : « tu sens mauvais ! » l'homme, l'Histoire le sang sur les mains la merde...
michel dugue
tiens 9
La pluie n’aura livréqu’une éclaircie, untremblement de l’air,une hésitation limpide,un frissonnement viteréprimé. Elle aura glissé sous les lingesune humidité passagère. (Bleu 1) * Les volets bleus — plus bleusdepuis que je l’ai dit....
cabanel
montreur d ours
PYRÉNÉES Un petit ventdeux pies luisantes beautésjettent un désir de nettetésur les verts indécis de l’herbeou le gris changeant des nuages. Un soleil vogue sur la mer bleu pâle,miroir au-dessus des montsavec des faims de neige,œil...
patrice thierry
d'après le Prognostic de Paracelse (1536) Frappé l’intérieur du vase s’épanouira Le serpent porte son flambeau effacé contre la forge de l’épée Aucun être ne sera en Paix à l’approche de ta fatale digérance Aveugles des signes ils...