jean-pascal dubost
ll se penche au-dessus du trou sombre sous le coffre en bois percé disposé dans le cabanon face au tas de fumier sur lequel on venait s’asseoir et libérer ses affaires en lisant des pages torcheculatives (Paris-Match, Le Dauphiné,...
jean-claude leroy
tiens 4
La large courbe que dessinait la rivière nous enfermait dans une presqu'île. Tout en face, côté de l'étranger, une étable en ruine veillait. Par la fenêtre de la cuisine, je distinguais la masse obèse ouverte sur le ciel. Son toit...
marcel moreau
Tu me demandes de t’aider. Mais le goût et le désir me manquent, et me manqueront toujours, de prendre doucement par la main celui qui vient vers moi et de lui parler mielleusement de la vie supérieure. Je n’ai rien ni d’un guide des...
marcel moreau
À l’origine, la Raison caressait l’espoir d’encager l’animal dans l’homme, ou de l’y neutraliser à jamais. C‘était le prix à payer pour l'amélioration de l'espèce, ses progrès en intelligence, en épanouissement de soi. Soit dit en...
jean-david moreau
marcel moreau
© jean-david moreau Au sortir du gouffre, l’avaricieuse lumière, Hépatique et fuyante… Je ne sais quelle affliction d’un ciel Qui ne sait plus s’ouvrir, Ni rire, ni bleuir… « J’échangerais tout ton gris contre une parcelle d’azur »,...
dagerman
tim trzaskalik
à Stig Dagerman Une lampe imaginée ne rayonnera jamais commeune lampe, même à 32 degrés au-dessous de zéro.L'air pur en revancheest favorable à de l’imaginationqui est ici de l’anticipationau règne de Nuit et Silence.Égale à de la...
patrick lafourcade
I L’aube. Un ciel de vieux sacs de jute apparaît, baissant jusqu’à terre son pantalon tout rapiécé de cocotiers. Nous sommes en Inde. Par vagues successives on entend le grondement de l’usine de textiles, plusieurs coups de klaxon...
patrick lafourcade
Tôt ce matin - tiens... ah, ben tiens... c’est le 1er janvier ! - j’suis parti à mon jardin potager par le p’tit train de banlieue. Cette fois, pas de problème, le trajet s’est fait dans les temps : quatorze ans. Y’avait pas de travaux...