pour Claude

 

Avoir ce mal qui vous ronge lors des combats
répandant sur nos taille-fer les sépulcres
à 10 heures je flagelle
de cette vespérale aux rires embruns
à 11 l’histoire se calcine
l’écharpe de mes cols se vitrifie

Plus de reins
le rêve est bringuebalé en apôtre de l’ombre
une engeance qui s’étire
un bond me lamine
et tes baisers s’enfuient
mes spasmes au-dehors du cataclysme

Glacée tu me reprends nos hypnoses
de mes beffrois je m’enlise
la trachée excisée
mes armoiries à peine échues

La peur du siècle ressurgit
plus entrelacs qu’épave
et la craie m’indiffère

Tu braves notre amour
je m’écorche
les cris déboîtés et sucs d’ancres
nos pluies s’éclipsant à l’orée

Et je t’aime de ces catacombes qu’ils renient
les parmi les remparts
je me camoufle
à l’écoute de tes mains
la pendule en astreinte du vent

29 janvier 2019

Retour à l'accueil