On vous dit que plus jamais vous ne serez désirée

laïus édulcoré de quelque pitre

je le hais aux monotones égards

le prisme et l’algarade d’une voix

aux accents de carne

 

L’autre trahi au regard

par tous les tabous qui rejaillissent

mais il s’esquive en des milliers de lattes

parsemées je ne sais où

en nos ringards de paltoquets

 

Fuir

l’œil palpé de pestilence

M’en retourner aux quiproquos de ses incantatoires

et plus mièvre que jamais ma langue se désarçonne

fracture du pourquoi pas

 

Harceler ces mains qui font pâle figure

quand nos torsions s’imposent

le dithyrambe éclipsé

 

Casser les crânes et puis les humer

au tréfonds d’une nuit qui s’émeut

piètre blasphème de nos incartades en fragrances

 

Plus jamais nos corps s’inhaleront

les mains pleines d’échardes

à empiéter sur le temps

où nauséeuse je criais et aimais

le boudoir aux veines éclatées

 

16 2 2018

 

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