julien bosc
poesie
tiens 11
Je me souviens d’un temps très ancien. Mon corps était capable de forces étonnantes – et moi avec lui. À certaines heures de la nuit, surtout, surtout l’hiver ; lorsque même au loin la mer était silencieuse, quelle que soit la puissance...
l ether vague
robert liris
tiens 11
L’angoisse est le lieu du resserrement le plus extrême, celui de l’étranglement le plus raffiné de la zone obscure du moi, à l’aide de lacets de soie, le point où toute représentation de l'objet existant se fond dans l’étrange. L’ombre...
julien bosc
tiens 9
À ce moment-là — probablement était-il de la nuit, de la nuit, nuit creuse, opaque, repliée sur un reste de nuit n’étant qu’une seule — il aurait pu commencer à parler ; non qu’il ait eu davantage à dire que d’ordinaire ou quoi que...
derbre
maë tantris
tiens 9
Parmi les objets polluants les plus faciles à identifier, les œuvres d’art qui embarrassent l’espace urbain ne sont pas les moins sévères. Les Lavallois sont vraiment punis depuis quelque temps. Leurs ancêtres fameux sont d’autant...
jacques josse
michel dugue
tiens 9
La vitre et un morceau de trottoir... Je rejoins la Place du Parlement en laissant la rue Victor Hugo derrière moi. Il me suffit d’effectuer encore une dizaine de pas en direction du bar “Saint Just” pour l’apercevoir, lui, fidèle...
tiens 10
yvan serouge
Comme deux aveugles étaient assis au bord du chemin, ils entendirent les cris de J’ai Vu qui disait : « Celui qui m’a vu un jour a vu mon Vieu, car nous sommes tous deux la lumière du monde. » Il disait aussi : « Je suis la résurrection...
patrice repusseau
serge paillard
tiens 10
à propos de cinq dessins à l’encre de Serge Paillard reproduits dans le numéro 9 de la revue Tiens , en novembre 2000, de “La mémoire des Ténébrions” réalisé en décembre de la même année et de “L’alphabet des Ténébrions” achevé en...
alice massenat
tiens 10
Quant à offusquer ces trombes de lie le mors à l’outrage le bris d’escarmouche, la rage aux brimades si peuchère que l’ore la vulve en son doigt il sertissait la tombe le rire des aubades Un de ces regards où le mot n’implante la veine...
alain jegou
tiens 10
La vie tranquille n’est plus de mise En ces temps d’excitation gloutonne D’avidité turpide De transports chafouins et obscènes Bourrés d’idées reçues Et d’opinions sagouines Qui impulsent les êtres Au bord du précipice 1 Les yeux enfoncés...
bodinier
jacques reumeau
tiens 8
“Je lutte de toute mon énergie pour maîtriser mon travail, me disant que si je gagne, ce sera le meilleur paratonnerre pour ma maladie." Vincent Van Gogh Il a rapporté de ses voyages des masques que certains savants disent aztèques...