edith azam
jean-christophe belleveaux
4/ il y a que j'aimerais sortir de mon crâne la lune se remplit lorsqu’elle sera pleine il n’y aura plus de place pour nos silences il y a qu’arrive la longue nuit de juin quoiqu'il arrive alors nous nous reposerons de ne plus avoir...
LA SOLITUDE AUX CONFINS EST SANS CHEMIN. QUE DIRAI-JE LÀ-BAS QUAND LE MOINDRE MOT ARRACHE LA LANGUE ? DONNEZ-MOI DU RÉEL UN PAN DE RÉEL SI DUR QU'IL ME SOIT ACCORDÉ DE SENTIR ENFIN CE QUE VEUT DIRE EXISTER *** Tant qu’il me sera accordé...
alice massénat
Dépenaillée de scarabées en vitrifications le thymus Je leur ourdis leur contexte leurs esgourdes et leurs failles à débrailler en joute Terrorisée Mon vague à l’âme défenestre ces crins qui tournoient la vulve exsangue A ces folles...
jean-claude leroy
par les yeux qui ne perçoivent qu’un monde à la fois quand tout veut se réduire à l’attractif la moindre captation a valeur d’absolu alors que c’est un mensonge sur la marchandise sur le prix qu’elle coûte et son usage mensonge, mensonge...
julien bosc
des neiges d’avril écloses ou en boutons de premières capucines orange lie de vin ou jaune un bouleau arquée par la neige à tout-va d’une seule nuit d’inattrapables montmorency en haut du cerisier de huit ans l’ombre adolescente et...
jean-claude leroy
le rapport de l’homme avec les objets quelle pitié ! le remplissage de l’air et de l’horizon quelle pitié ! même les peintures, les sculptures, les châteaux, les mains qui font de l’art quelle pitié ! les démonstrations de matérialité...
jean-claude leroy
tellement plats des étages tombent bavardes les idées s’invalident rien qu’une arête de mots naissants éventre dans la sphère de la raison une cabane écrase le ciel (où enfin dormir debout) comme convenu le sang de Sisyphe