Chaque geste est faux et ils vont se réveiller Ton calvaire va finir ! ricanent-ils Tu arraches les touffes avec les mains - tout est mièvre Pour quelle évidence cracher ces ambages biaisés quasi dictés Les voix s’entrechoquent et implorent leur existence...
Au nom de l’indépendance énergétique, les gouvernements français des années 70 – spécialement sous la présidence de Monsieur Giscard d’Estaing – ont embarqué le pays dans l’aventure nucléaire. Alors que tout était fait pour promouvoir la consommation...
Quant à offusquer ces trombes de lie le mors à l’outrage le bris d’escarmouche, la rage aux brimades si peuchère que l’ore la vulve en son doigt il sertissait la tombe le rire des aubades Un de ces regards où le mot n’implante la veine que lors de qualificatifs...
l e moment où presque la nuit finit lieu inédit où spasment encore quelques stances du rêve aujourd’hui joie fatras tracas choses de la vie aujourd’hui tout langé de son infini soluble à la lumière fardé en grand habit miracle aujourd’hui magie continent...
BLANC "Elle n'a pas souffert", dit-il. La lune s'est simplement posée sur son visage. Tout est alors devenu blanc.Chambre, blouse, piqûre... "L'infirmière l'a aidée à passerpendant que vos phares balayaient la route, les arbres, les talus" pour parcourir...
Dire pourquoi j’écris n’aurait aucun sens. J’ignore moi-même quelles raisons m’obligent à prendre la parole. Cependant, si je parle, c’est sans voix. Voilà longtemps j’ai été condamné au silence. Cela fut difficile au début, puis j’y ai trouvé mon compte....
le jourdissolu la lumièredéfenestrée ça et là la nuit louvoie dans une échancrure de mercure et la chambre l’antre ° ° ° sur la natteen pierre l’ignescencetelleicil’intaille ° ° ° pour mémoirel’hêtre-cinéraire de la nacre et l’ivoire la crue du secret...
À ce moment-là — probablement était-il de la nuit, de la nuit, nuit creuse, opaque, repliée sur un reste de nuit n’étant qu’une seule — il aurait pu commencer à parler ; non qu’il ait eu davantage à dire que d’ordinaire ou quoi que ce fût qui cette fois...
Comme deux aveugles étaient assis au bord du chemin, ils entendirent les cris de J’ai Vu qui disait : « Celui qui m’a vu un jour a vu mon Vieu, car nous sommes tous deux la lumière du monde. » Il disait aussi : « Je suis la résurrection et la vie, celui...
J’ai rencontré Jacques Reumeau en 1969-1970. Je le rencontrais le week-end à Laval. Je n’avais pas encore commencé à peindre, lui était à ses débuts. Quand j’allais le voir il me montrait ses travaux. J’aimais cette force authentique. C’était l’époque...
C’est à l’heure fixe que je pénétrais dans l’horloge des Pluies.Le lait du Chaos est dans l’osLa source et le mouvement : l’Endroit.Et l’Envers : l’éboulement...Je reculais dans le bassin des Voix :toutes les branches de l’eau distribuéesse dispersèrent...
La vie tranquille n’est plus de mise En ces temps d’excitation gloutonne D’avidité turpide De transports chafouins et obscènes Bourrés d’idées reçues Et d’opinions sagouines Qui impulsent les êtres Au bord du précipice 1 Les yeux enfoncés dans la glèbe...
Errant sans frontière et sans amour Nuits dans les autobus Nuits dans les talus par les déserts Nuits sur le sol le plus abandonné La roue tourne mais il ne se passe rien Va vagabond / Pire silhouette qui des fois se jette dans la bauge des enfers Mendiant...
"Nous ne nous baignons pas deux fois dans le même fleuve", écrivait Héraclite. Le monde de nos sentiments est un écoulement ininterrompu. Les philosophes modernes disent : un jaillissement continu. C'est à cette pensée que nous conduit la psychologie...
" Cœur-de-cire a b rusquement changé de fourrure. C 'est la glace de la Bérésina. Que s'est-il passé ? S ans doute ceci : elle lisait un jour Le colonel Chabert , je lui reprochais de perdre son temps, que la vie était co urte, qu'il ne fallait pas gaspiller...
Soudain, à la chute d’un hêtre, et non d’un autre, le feu heurta le feu qui en lui avait brûlé avant d’être cri dans le feu si bien qu’une flamme quelque peu mais à peine différente des autres fit cercle autour d’un buisson en passe d’être réduit en cendre...
l’épreuve des faits en arrière vers ton dos voilà que tu te retrouves vieux sans prolongement ni chambre à part pour gagner l’autre fenêtre comme endormie laisse plus d’espace qu’une ligne droite et des papiers jaunis une trêve au jour le jour parce que...
“Je ne sais vivre seul * et mourir encore moins” ( Extrait)) [...] L’homme seul n’existe pas. Et si l’artiste, ici présent, est peut-être voué à se faire des trous dans le Seul toute la vie, ce ne sera que pour mieux percer l’individualisme qui le vêt...
En avant ! Dans une obscurité d’épouvanteet parmi la sourde rumeur des pins sauvages que la tempête fouettait comme des esclaves, on entendit, tel un gémissement de renard, un sifflement apeuré. Et une plainte angoissée, à faire froid dans le dos, répondit...
S ans doute sommes-nous maintenant loin de tout mensonge, loin de tout espoir, de toute surabondance. Des gorges de clarté aux rives vivantes de la peur, encore fallait-il ce labyrinthe à la tombée du jour et ce détournement des forces obscures pour joindre...
À la mémoire de Daniel Riou La dernière fois que l'on s'est croisé, dans les allées du centre commercial Colombia, il ouvrit grand le sac qu'il tenait à la main pour me montrer la chemise colorée qu'il venait d'acheter, elle irait bien avec son jean troué,...
De long mois de sieste avaient fini par les épuiser, une sorte d’engourdissement semblait ralentir les gestes qui régulaient leur quotidien révolutionnaire. Moins de vélocité dans les mouvements essentiels, et même une certaine indolence qui pouvaient...
Un vieux dans un fauteuildevant la cheminéelaisse le temps filercomme une voix perduequ’il ne reconnaît plusdans l'oubli ou le deuil. Un vieux dans un fauteuilau fond de ses yeux persfume le vieil hiver,sa bouche est sans musique,ses mains paralytiquesil...
un inaccomplissable reste de caresses — sur tes mains apaisé noyé ... mon visage desserti d’ivresse si je tremble * * * la main un éclat de verre le visage une pierre la voix une faill-ite sous le biseau assassin du silence l’interligne révulsé d’un vide...
Jurant sur la morosité de la salle d’entraînement où une dizaine de flics s’exercent à la lutte armée contre les hors-la-loi, une réelle bonne humeur éclaire la face écarlate de Snoopy. Sa main ni son bras n’ont ce soir tremblé, son tir groupé au cœur...