Le temps est relatif le présent sans issue Les réseaux le pouvoir qui gère leur tissu Continuent de tourner d’avancer dans la fuite Incapables qu’ils sont d’imaginer la suite Ils pourraient bien pourtant nous faire disparaître Au gré des connexions façonner...
Tellement dressé à chercher, tu ne trouves pas. C’est parce que tout est déjà là que tu réclames autre chose. Tu pourrais te saisir de ce qui a le mérite de ne pas se cacher, mais non, tu préfères ton instinct de chasseur à ce que tu appelles une paresse...
Initiée à Lyon en août 2020 par quelques séquences filmées en marge d’un tournage sur place, cette série de films courts a été continuée durant l’été et l’automne 2021, à Rennes (sauf exceptions), où j’habite. Il s’agissait à chaque fois d’enregistrer...
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Jadis, sur le plateau de la falaise, lors que le printemps et l’été ne relevaient ni du rêve ni du miracle non plus que d’un contre-temps, d’une fausse note ou d’une violente espérance ; que les plus anciens arbres de la chênaie n’avaient été brisés par...
La comptine de nos élans le versatile le camphre et notre formol en strict nécessaire d’une histoire reléguée où enterrement et cauchemar se rejoignent Et je suis tuée le souvenir à peine reconnu ami amant que sais-je Ils exécutent leurs simulacres de...
Confrontation entre le quotidien où je m'efface et une vision onirique. Analogie entre des images d'anciennes mines et une porte où je m'évertue à tomber et me relever dans l'effacement aussi. La dernière partie s'ouvre sur un possible. Avec un texte...
la marque des douleurs sur la barque des matins le grincement de la coque sous la torsion des vagues te voici capitaine, silencieux d’exister plus un étang qui ne soit épuisé par la vase plus une goutte au fond de l’être sans reflet tu es seul et d’avance...
tu crois que je hurle c’est ton propre cri que tu entends dans mon silence c’est ton angoisse devant le miroir noir où ton ombre n’a plus prise mon poème n’a pas d’idées tu dois le manger cru comme une viande sauvage ce que tu recraches c’est cela qu’il...
Je sonne à reculons les empires qui suffoquent parsemée de glèbe et d’orgies je hurle les larmes au coup d’orgueil le vilebrequin en obsession Du sous-bois s’empalent les atours et les chromes des pluies s’affaissent nos hautes-contre inextricablement...
pour Claude Avoir ce mal qui vous ronge lors des combatsrépandant sur nos taille-fer les sépulcresà 10 heures je flagellede cette vespérale aux rires embrunsà 11 l’histoire se calcinel’écharpe de mes cols se vitrifie Plus de reinsle rêve est bringuebalé...
D’ici quelque temps je partiraipantelante et grimée le cynisme Il m’emmènerala tête mille fois de bonzeet nous exécuterons les rhapsodiesoù heurts et crans d’arrêt se fractionnent J’emprunterai les leurres et les quidamsdévisagerai une jambe au galbe...
Sur les hauteurs de Bordeaux, surplombant la Ville et la plaine de Garonne, une superbe villa tout de béton blanc et de verre posée dans un bout de campagne très arborée. Le propriétaire, un vieux à bedaine un peu débraillé, et sa séduisante jeune femme....
Le sens de la hache et la ligne des ans ciblant l’aubier. La marque du destin sur un visage qui doit conclure. Un bruit animal qui sort d’une bouche. Des doigts perdus sur un clavier, le nom d’un étranger que l’on ne sait reconstituer, croyant pourtant...
D’un instant à l’autre, le pinceau rejoue les épousailles de mes territoires. Je m’appuie sur chaque trait contigu, chaque ventre découvert, chaque épaule mise à nu. J’accouple les traits d’un coup de brosse. Surtout ne laisser aucun espace béant, jeter...
Il y a quelques années l’historien Alain Corbin faisait la biographie d’un anonyme choisi au hasard sur une liste de personnes, dans un inventaire d’archives (Le Monde retrouvé de Louis-François Pinagot, Flammarion, 1998), il avait trouvé ainsi matière...
Instantané, le corps apparaît dans l’intérieur des chairs. Il est fait d’un temps auquel n’avons accès que par la bouche. Ai refusé de le manger, restée bouche-bée devant son mur de froideur. Un ventre trop creux ne peut accueillir le temps. N’est-ce...
Peuplé pour moitié de retraités plus ou moins à l’aise et pour autre moitié de familles pauvres et noires, notre quartier a toujours été des plus calmes, comme si les affaires bruyantes avaient à se régler ailleurs, plus près du centre-ville, ou au contraire...
s’accrochant comme bernique à son palais le temps de faire d’une République un cloaque il faudra bien atteindre un réel irréel que soit possible ce qui advient supportable l’inacceptable la folie noire comme solution y a qu’à regarder l’inéluctable perdant...
]«… Il n’y pas de langues étrangères,dit-il en remontant les draps,toutes les langues sont étrangères. » 1 Depuis un premier livre retentissant, c’était en 1967, la voix de Paol Keineg n’a jamais failli. C’est une œuvre variée, aussi bien prose que vers...
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Il faudrait que le regard ait le pouvoir de la destruction. Que le regard se pose sur les choses non pour vérifier sa distance au monde mais pour exploser toute idée de matière coagulée. Je me représente bien souvent ce qui m’environne comme un état de...
l'amour et la mort sont comme des figures où l'être se complaît deux courants continus où conduire ne vaut rien quand on est goutte d'eau j'accompagne ce que je suis il n'y a que mon rire pour dire « je » mon sourire pour miroiter le ciel et mes larmes...
Une pièce. Des murs blancs et nus, à l’exception d’un très petit tableau encadré. Une porte et, face à elle, une fenêtre. Une longue table au milieu de la pièce, dans l’axe de la porte et de la fenêtre. Une caisse enregistreuse posée dessus. À la table,...
« Inventer un langage, le parler doucement, juste ça » 1 Comment dire les limites de ce qui n’en a pas, rien de solide, mais tellement véritable, sur quoi tout s’appuie ? L’écriture d’Erwann Rougé noircit à peine les pages, à pas de feutre, par goulées...