De la cendre prise au poêle de Monsieur le Prophète, mort asphyxié, on fit un beau tapis pour l’immense séjour du château des républiques. On sait que par la suite le séjour demeura vide durant bien des années, car personne n’avait à cœur de venir s’y...
Dépenaillée de scarabées en vitrifications le thymus Je leur ourdis leur contexte leurs esgourdes et leurs failles à débrailler en joute Terrorisée Mon vague à l’âme défenestre ces crins qui tournoient la vulve exsangue A ces folles agapes viscéralement...
entre un sol vacillant et le miroir qui prend du champ aussitôt évanouies, les rives te suscitent hors d’atteinte, le bouillonnement et pourtant, où que tu sois, l’espace sans contrôle dans le vif de l’arc * l’axe des choses nues s’appuyait là, insoucieux...
La comptine de nos élans le versatile le camphre et notre formol en strict nécessaire d’une histoire reléguée où enterrement et cauchemar se rejoignent Et je suis tuée le souvenir à peine reconnu ami amant que sais-je Ils exécutent leurs simulacres de...
Je ne traiterai pas de cette question à fond. Je réserve pour une autre fois un exposé plus précis des relations qui existent, du moins pour moi, entre l’œuvre, ou son absence, le désœuvrement, et le fait d’être requis très puissamment par la musique...
La voix trouve ses limites sous l’épiderme.Elle pénètre la peau, impose une colonne au creux des os. Elle touche mes chairs opaques et relie mes lèvres aux lieux communs. Détruire les formes usuelles. Confondre les couleurs, les salir. Renier de la géométrie,...
d’avoir trop vu trop su des turpitudes évanoui dans les regards stériles L’ŒIL A TOURNÉ DE L’HOMME bascule dans le tain de la glace ne te regarde pas tu saignes morsures des cerbères caresses des milices plus rien à savoir circule ! ta peur n’est pas...
Faute de mieux, à bout de souffle et de cette tension de la langue et des muscles qui paraît par instants proche d’une suffocante manière de folie — celle, toute relative, d’une effarante viduité —, écrire. Écrire quand le ciel est bleu ; écrire dans...
Tellement dressé à chercher, tu ne trouves pas. C’est parce que tout est déjà là que tu réclames autre chose. Tu pourrais te saisir de ce qui a le mérite de ne pas se cacher, mais non, tu préfères ton instinct de chasseur à ce que tu appelles une paresse...
Confrontation entre le quotidien où je m'efface et une vision onirique. Analogie entre des images d'anciennes mines et une porte où je m'évertue à tomber et me relever dans l'effacement aussi. La dernière partie s'ouvre sur un possible. Avec un texte...
Jurant sur la morosité de la salle d’entraînement où une dizaine de flics s’exercent à la lutte armée contre les hors-la-loi, une réelle bonne humeur éclaire la face écarlate de Snoopy. Sa main ni son bras n’ont ce soir tremblé, son tir groupé au cœur...
je ne quitte pas ce monde de le voir autrement rien ne se donne je me prends tout des vestiges et des naissances et l’universel plaisir de vaincre est-il un homme paisible un dernier paysan ? tout glissé dans un sommeil des jours l’encombrant cadavre...
1 Pleuvoir en couteaux Comme la colère Sur le cœur 2 Le vent noir Couronne les tempes De ce jour 3 Les larmes Succèdent aux sources C'est la peur 4 Ma main sourit Et parle Mes silences tremblent 5 Au vent de ton nom Mille cris s'envolent Mille impatiences...
1 Je voudrais dire ces râles qui ne seront plus en deçà du sang qui cogne la faux sculpte nos désarrois de corps jusqu’à n’en plus croire Rien n’a plus de sexe sinon le lacustre en outrecuidance Violée outrepassée cette minerve aux morts fauchés qui ne...
Mais, qu'est-ce que ce fricot ? S'opposer au tour que prend la gestion institutionnelle des politiques culturelles, plus encore dans la métamorphose des structures territoriales, certes. Puis, la tronche de la politique, et le libéralisme, cela va sans...
Peut-être que… sur mon lit d’agonie, de mespaupières honteuses et diaphanes, image floutéepar un zeste de cataracte, je distinguerai, avec peine,deux yeux énormes translucides, qui sepencheront, avec déférence, comme sur le berceauoriginel, en gros plan...
Un texte publié en avril 2009 dans la revue Lignes "Toujours, l’État s’innocente au nom du Bien public de la violence qu’il exerce. Et naturellement, il représente cette violence comme la garantie même de ce Bien, alors qu’elle n’est rien d’autre que...
Je suis dans un rêve plus grand que le mien si vaste qu'il se confond avec le monde quelques traits fugaces du dessinateur auront suffi pour tracer une route dans la nuit où je marche sans autre destination que la mort ombre parmi les ombres promises...
dans une rue de Châlon un après-midi de 1979 je croise les yeux inconnus d’une fille qui me dévisage pendant une seconde nous nous faisons l’amour jusqu’au chagrin de la suivante et je reprends bientôt, pouce levé, la route vers Paris avec la saveur du...
Hollande le grand Valls le grand Cazeneuve le grand Le Foll le grand comment sont-ils tous aussi grands ? et pourquoi sommes-nous si petits ? si petits que nous ne les comprenons pas tout ce bien qu’ils nous veulent et que nous ne voulons pas tout ce...
Ce qui est horrible dans la crucifixion, c'est qu'elle a le schéma du corps humain. Léonard de Vinci, qu'on veut imaginer en face de Grünewald à la longue table des morts, le fixant sans ciller de ses yeux translucides à force d'anatomies, notait que...
S’endormant souriant pensant à la nuitPensant au jourPensant au toujoursS’endormant souriant pensant à l’amourOmbre heureuse sur les lèvres ombre pour personneEst-ce pour le regard des étoiles seulementCrépitement comme des traces d’un feuLongue phrase...
la marque des douleurs sur la barque des matins le grincement de la coque sous la torsion des vagues te voici capitaine, silencieux d’exister plus un étang qui ne soit épuisé par la vase plus une goutte au fond de l’être sans reflet tu es seul et d’avance...
nous n’attendrons plus jamais ni la fin ni son début ni l’espoir ni la patience jamais plus otages des comptes à rebours stériles élections pièges à complices louchant sur toquantes et tocsins des illusions perdues pour rien des projets sans destin espérer...
tu crois que je hurle c’est ton propre cri que tu entends dans mon silence c’est ton angoisse devant le miroir noir où ton ombre n’a plus prise mon poème n’a pas d’idées tu dois le manger cru comme une viande sauvage ce que tu recraches c’est cela qu’il...