Alors quoi ? Peuvent plus se gaver tranquillement nos politicards ? A quoi ça sert qu’ils se décarcassent pour gravir les échelons escarpés vers le trône suprême si c’est pour ne pas en cueillir les fruits ? A quoi ça rime d’être logé dans un palais de...
Sur nos crans bleus d’une nuit mon cœur s’esclaffe aux prismes la voix haranguée par quelque sournois la clé d’hystérie qui s’empale Je Et comme un os de sursis je t’exhume de tous nos palans à qui de droit nos mains je te hèle je t’exècre et je te plume...
Dans un jardin, en vis-à-vis, ou d’un côté l’autre de la haie – où les houx, les chèvrefeuilles et les ronces. Ou sur une route, d’un même pas, à bord de nuit. Ou sur un parterre de feuilles mortes, gravissant la sente qui conduit au plateau d’où sont...
Video extraite du film "Alerte à Babylone " de Jean Druon aux éditions Voir et Agir : http://www. voiretagir.com/ C'est une petite boite, vous pouvez leur commander le film : http://ww w.voiretagir.com/adhesion.php Beaucoup plus sur le film http://deconstruire.babylone....
à Julien Bosc et à Gwennola Emann 1. Au centre de la pièce, creusant une place qui n’en est pas le centre mais plutôt l’un des angles, à droite, où se rencontrent irrécusablement les pans de son carré brisé (deux murs) , en ce lieu donc au centre que...
Une matinée lointaine, une porte entr’ouverte, un corps. Une question jamais posée dans un espace jamais tracé. Un masque transparent collé au visage obstrue la respiration ; la langue se perd dans la bouche, les sons s’interdisent la lumière. L’aiguille...
Après avoir balbutié et glapi et tremblé et givré et claqué et paniqué toute la nuit dans la détonation des météores. Joëlle de La Casinière, Absolument nécessaire, Ed. de Minuit, 1973. Éclaircissements Au début de ce « poème didactique » qui relate une...
t’écris sur les écrans des mots en raccourci qui partent dans le vent aussitôt qu’ils sont dits le vent n’a plus ses ailes mais il conduit très bien les envies, les libelles en électronicien t’écris sur les écrans des mots en raccourci ton cœur lève le...
(Je me pousse à bout, l’autre et les autres. Passer la main, subrepticement à une vraie hauteur d’expiré. Le gisant, côtoyé cède la place à l’accolade.) * c’est à partir que la vision change tant et si bien qu’il a quitté dans la campagne avec le sang,...
à Alain Requiem pour une vouivre aux délires de larmesqui se vautrent en pâturesans plus d’iconographes à l’esprit retors Avoir le droit de chialer enfinA tous ces candélabresà ces vauriensje voue ma haine du qui-suis-je Le poing est hagard et je m’en...
Film tourné en 1968 par Serge Bard Réalisation & scénario: Serge Bard Image: Jean Gonnet, Pierre-William Glenn Cadre : Pierre-William Glenn Son: Jean Baronnet Montage: Jackie Raynal Production: Jacques et Sylvina Boissonnas Avec: Caroline de Bendern,...
I L’aube. Un ciel de vieux sacs de jute apparaît, baissant jusqu’à terre son pantalon tout rapiécé de cocotiers. Nous sommes en Inde. Par vagues successives on entend le grondement de l’usine de textiles, plusieurs coups de klaxon lointains, le grésillement...
À vous les émus du jour à nous les écorchés du temps qui de villes en chants s’écarquillent subrepticement Vivre la haine en ces faciès de pierre où tant de cris ne savent que s’estourbir et là, l’aurore de les proroger J’imitai un temps durant – qu’en...
Peuplé pour moitié de retraités plus ou moins à l’aise et pour autre moitié de familles pauvres et noires, notre quartier a toujours été des plus calmes, comme si les affaires bruyantes avaient à se régler ailleurs, plus près du centre-ville, ou au contraire...
Instantané, le corps apparaît dans l’intérieur des chairs. Il est fait d’un temps auquel n’avons accès que par la bouche. Ai refusé de le manger, restée bouche-bée devant son mur de froideur. Un ventre trop creux ne peut accueillir le temps. N’est-ce...
Cela se passe dans un monde fabriqué à l’aune de la vacuité indispensable au devenir sans frein du Léviathan capitaliste, avec des écrans à la place des fenêtres, de la communication à la place des conversations. Le marché de la pub (ancien nom donné...
Le Wallon Yves Teicher n'a pas son pareil pour revisiter les mélodies. Fiddler on the Groove , son premier album solo, est un joli voyage sensuel Il joue sans mentonnière («Pour les vibrations») ni épaule, et parfois pieds nus. Son violon, acheté une...
Le Foyle et le Pô et la Kolyma et l’Èbre et le Hoango Les fleuves qui écrivent l’histoire des terres et les fleuves, qui n’ont pas trouvé de terre pour en écrire l’Histoire saluent tes milliers de points cardinaux. Occitanie À la confluence de toutes...
Vous parlez beaucoup trop de politique, me reprochait très souvent le Maître en modernité lors de nos rencontres, en fait vous en parlez tout le temps et à propos de tout et de n’importe quoi. Quel que soit le sujet que nous abordions vous finissez toujours...
arpent ou météore avec tellement de nuit, seuls bornoyés entre les travaux du temps et malgré tout nous prétendons * les empreintes sur le sable ne cherchent pas de vaines paroles mais l’amitié durable * certes, l’hypothèse terrestre par quel vertige...
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - A la fin des années soixante du siècle précédent, la jeune et belle Body...
Charlie Parker a dessiné Sur un drap couleur ocre Des phrases musicales, entrechoquées, cisaillées. Sur un tissu jauni par le temps. La machine à fabriquer des sons Sent la poussière mêlée au caoutchouc brûIé, Sur le buffet, des pochettes de disques 33...
la balance des mots ne peut rien je ne peux rien sans elle d’où es-tu ? d’un passage qui m’a surpris un jour je n’en reviens pas d’être écorché je tais des mots que tu entends qui d’autre se prononce ? (qui ose embrasser l’univers ?) * car le rire est...
Jadis, sur le plateau de la falaise, lors que le printemps et l’été ne relevaient ni du rêve ni du miracle non plus que d’un contre-temps, d’une fausse note ou d’une violente espérance ; que les plus anciens arbres de la chênaie n’avaient été brisés par...
Tu me demandes de t’aider. Mais le goût et le désir me manquent, et me manqueront toujours, de prendre doucement par la main celui qui vient vers moi et de lui parler mielleusement de la vie supérieure. Je n’ai rien ni d’un guide des esprits ni d’un casuiste...